Joseph De Lucia est né à Nâples le 8 janvier 1926. Il a achevé son curriculum d’études, commencé en France à Marseilles, à Milan à l’Académie des Beaux Arts de Brera, et coronné du Prix Carotti de l’Histoire de l’Art. Ses œuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions soit en Italie soit à l’étranger. Il a organisé des expositions personnelles et collectives d’artistes de la Nuovelle Figuration, accueillies dans des galeries particulières ou d’Associations. Une part importante de son activité a été consacrée à l’enseignement dans plusieurs ordres d’établissements scolaires.
Ses soixante années de travail artistique peuvent très bien se diviser en six périodes parfaitement caractérisées et qui précisément sont comme une manière de scansion. Chacune de la durée d’environ une dizaine d’années.
La Première période (1945-1955), celle de la préparation, évidemment caractérisée par la quête d’un style en accord avec sa propre personnalité. Elle a été marquée par une recherche empreinte de culture classique et de culture de la Renaissance : entre certaines limites précises elle a contribué à definir son monde ‘ figural’. Pendant cette période il a participé à de nombreuses expositions.
Deuxième période conclue environ 1965. Marquée d’une grande activité didactique et professionelle. Une grave crise clôt cette période qui aboutit à l’abandon de la peinture, à la suite d’une expérience dramatique dans l’expressionisme abstrait durée quelques années. C’est aussi le moment d’une exposition personnelle importante, à Brescia en 1962.
Troisième période artistique, marquée par la reprise de l’activité artistique. De Lucia s’exprime parfaitement dans la sculpture, ce qui lui consent, d’une manière encore plus vigoureuse, de manifester son constant engagement social au moyen de sujets plastiques provocateurs et choquants. Il utilise également l’assemblage et l’’empreinte’. Année 1967, première exposition de sculptures a Brescia.
Quatrième période. Peut se définir comme le moment du modelage au sens strict du terme, selon les canons du réel. Les sujets sont empruntés aux thèmes contemporains ou à des arguments dont la force idéale ne s’épuise pas dans la réalité de chaque jour.
Cinquième période, celle de la maturité expressive. Maturité affinée dans la méditation sur l’art et sur ses très profondes liaisons avec le réel. Il s’exprime de préférence par l’emploi d’une technique additive.
Sixième période, qu’anime les œuvres sacrées. Cette décennie est caractérisée par la création d’ œuvres d’empreinte religieuse. Parmi lesquelles il nous faut placer son œuvre capitale, intitulée (Signum Crucis, ou Signe de la Croix ; 3 m. par 1,50 m.) : elle a été modelée en 1998 ; elle est l’expression du concept de la réunion du Fils avec le Père, moyennant le sacrifice de la Croix. Le centre de cette œuvre est constitué par la figure de l’Esprit Saint présenté sous la forme d’une sfère générant un cube et symbolisant le transcendant qui généra ‘au commencement’ l’immanence.

Joseph Arcaini

Traduit par le prof. Joseph Arcaini

 

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